Historique
Zeitoun, de 1896 à 1959

Source : livret de 1996, commémorant le centenaire de l'école.
A consulter pour plus d'informations, de témoignages.




Cent cinq ans au service de la jeunesse

Les Soeurs de Notre-Dame des Apôtres célèbrent en 2001 le 105e anniversaire de leur Institution de Zeitoun : les premières Soeurs arrivèrent le 18 septembre 1896.
Cent cinq années consacrées au service de la jeunesse et des plus démunis grâce à cette Institution (pensionnat et école) et au dispensaire (ouvert le 17 février 1902), sans compter les différentes oeuvres au service des habitants de Zeitoun et des environs.






A la fin de l'année 1920, l'établissement de Zeitoun comprenait 39 pensionnaires et 351 externes. Au cours de cette année 1920, le dispensaire avait soigné 53.500 malades.
Une nouvelle construction commençait à s'élever au-dessus des classes en vue d'abriter un dortoir pour les Soeurs, une salle de travail pour les enfants et deux chambres d'infirmerie.
Cette fin de l'année 1921 laissa au Soeurs de Zeitoun l'impression d'une année de labeurs, d'extensions et de progrès considérables dans la vie du pensionnat.



L'ouvoir et le patronage

Depuis longtemps, les Soeurs de Zeitoun désiraient créer un patronage pour les jeunes filles et un ouvroir pour les pauvres.
Il est créé en 1922, dans le but d'habiller, dans la mesure du possible, les pauvres du quartier de Zeitoun . Chaque jeudi, les dames se réunissaient pour confectionner des vêtements.

En 1945, l'institution de Notre-Dame des Apôtres de Zeitoun reçut la visite de la Supérieure générale, Mère Eugénia. Elle demanda aux Soeurs de se mettre à l'étude de la langue arabe.
En 1945, l'institution comprenait un internat, avec 60 pensionnaires, et une école de 800 à 900 élèves.
Une école gratuite fonctionnait pour les enfants des familles pauvres sous la direction de Soeur Ananie (Simone Rabiller) et, par la suite, avec Soeur Elisabeth-Thérése Zeitoun.
Ce fut en 1945, sous l'impulsion de Mère Eugénia, que fut lancé le cycle secondaire avec comme directrice Soeur Aima (Cécile de Ferrari).
Tous les examens se passaient conformément aux programmes français : certificat d'études, brevet élémentaire et baccalauréat. Une excellente collaboration existait entre les services culturels français et l'Institution de Zeitoun. l'institution de Zeitoun marchait bien avec d 'excellents professeurs, religieuses ou laïcs. Un climat familial y régnait et les anciennes élèves étaient très attachées à leur Institution et à leurs anciennes maîtresses.
Soeur Monique Rouzic fut pendant de longues années la directrice énergique et compétente de l'Institution. Selon les directives du gouvernement, elle organisait très souvent des excursions et des visites : quartiers pauvres, écoles modernes, découvertes de puits de pétrole, Sinaï, Louxor et Assouan, musées du Caire, etc... L'équipe de basket, qui avait été créée, remportait des succès dans les rencontres en-tre les différentes Institutions scolaires.

A partir de 1959, les programmes furent changés et les examens se firent selon les directives du Gouvernement égyptien. Toutefois, l'option de la langue française avait été conservée pour les mathématiques et les sciences. L 'Institution de Notre-Dame des Apôtres avait été reconnue comme école de langue par le Ministère égyptien de l'éducation nationale avec l'enseignement du français, de l'anglais et de l'arabe, ce qui rendait les élèves trilingues.